Servi par un casting de haute facture, des décors parfaitement vintage et une bande son de choix, JUSTE UNE ILLUSION offre au public une chronique familiale d'une classe moyenne, d'origine juive, quelques jours précédent la barmitsva de Vincent, le cadet de 13 ans.
De passage à Lausanne pour l’avant-première suisse, un des deux résalisateurs Olivier Nakache a répondu à nos questions sur son film. Vidéo
JUSTE UNE ILLUSION
- Publié le 7. avril 2026
Dernier opus du duo Nakache-Toledano, une plongée dans les années 80 emprunte de nostalgie et d'humour traversée par une bande son vintage au top !
JUSTE UNE ILLUSION | SYNOPSIS
Nous sommes en 1985. Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu'il n'est "déjà plus" un enfant et qu'il n'est "pas encore" un adulte, nous allons partager ses questions et ses doutes sur l'identité, l'amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.
INTERVIEW OLIVIER NAKACHE | MATTHIEU MATHÉ
Comment est né ce film ?
C’est l’histoire d’une tranche de vie d’un adolescent en 1985. Cet âge où tout est intense : les émotions, les hormones, les premières questions existentielles… et surtout ce désir immense d’être regardé par l’autre.
Pourquoi avoir choisi de raconter cette période de l’adolescence ?
On est finalement plus nostalgique de notre adolescence que d’une époque. On avait envie de replonger dans ce moment-là, de raconter une histoire à hauteur d’un enfant de 13 ans, et de comprendre pourquoi cette période marque autant, parfois plus que d’autres moments de la vie.
Votre film est-il autobiographique ?
Oui, c’est sans doute le film le plus intime que nous ayons fait. Ce n’est pas un documentaire, mais on a mis beaucoup de nous dans les personnages, dans les situations, dans les émotions.
Comment avez-vous trouvé votre jeune acteur principal ?
On a vu près de 2000 garçons. Simon Boulbil est arrivé très tard dans le casting, alors qu’on envisageait presque de repousser le tournage. Il avait cette chose très rare : il est encore un enfant, sans être tout à fait adolescent. C’est exactement ce qu’on cherchait.
Qu’est-ce qui vous a séduit chez lui ?
Il a cette justesse dans le regard, cette fragilité très difficile à capter à cet âge. Et en plus, c’est un acteur formidable. Il incarnait parfaitement ce moment charnière qu’on voulait raconter.
Pourquoi avoir choisi Camille Cotin, Louis Garrel et Pierre Lottin ?
On a écrit les rôles pour eux. Ce film est aussi une forme d’hommage à nos parents. Aujourd’hui que nous le sommes devenus, on mesure les sacrifices qu’ils ont faits pour nous. C’était une manière de leur dire merci.