Diagnostiqué dès son plus jeune âge après avoir longtemps été considéré comme « fou » par son entourage, John Davidson découvre qu’il est atteint du syndrome de Tourette, une affection alors largement méconnue. Depuis, il n’a cessé de s’engager pour une meilleure compréhension et une plus grande acceptation des personnes concernées. Avec ce drame biographique inspiré de faits réels, le réalisateur Kirk Jones retrace le parcours d’un homme dont la vie est marquée par des tics incontrôlables, sans jamais se réduire à eux.
I SWEAR – Une vie avec le syndrome de Tourette entre stigmatisation et émancipation personnelle.
Basé sur les expériences réelles de l’activiste écossais atteint du syndrome de Tourette, John Davidson.
Quand les mots n’obéissent plus
John Davidson grandit en Écosse à une époque où le syndrome de Tourette est encore très mal compris. Ce qui apparaît aux yeux des autres comme de la provocation ou un comportement volontaire est en réalité un combat quotidien pour la dignité, l’intégration et l’affirmation de soi. Avec I SWEAR, cette histoire est racontée sans voyeurisme : au plus près de son protagoniste, avec un regard juste et la capacité d’accueillir aussi l’absurde que cette maladie peut engendrer au quotidien.
Un biopic qui échappe aux clichés du genre
Le réalisateur Kirk Jones évite le pathos facile pour privilégier l’humanité. Il filme ces instants où la douleur, l’humour et la tendresse coexistent naturellement. Suivant John Davidson à travers différentes étapes de sa vie, le film montre combien l’ignorance et les préjugés peuvent blesser, mais aussi combien la connaissance, la compréhension et l’émancipation peuvent devenir des forces de transformation. I SWEAR bénéficie également d’une distribution remarquable, menée par Robert Aramayo dans le rôle principal, entouré notamment de Maxine Peake, Shirley Henderson et Peter Mullan.