Après UN MONDE (2022), Laura Wandel transforme l’essai avec ce portrait d’infirmière (Lucy) sous haute tension. La réalisatrice s’est fait passer pour une stagiaire pendant trois semaines dans le service pédiatrique de l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles pour comprendre les dynamiques médicales, sociales et judiciaires propres à ce type d’établissement. La mise en scène, caméra à l’épaule suivant Lucy de dos dans les couloirs de l’hôpital est un hommage assumé à ROSETTA des frères Dardenne.
L'INTERÊT D'ADAM
Présenté à la Semaine de la Critique, ce huis clos immersif signé Laura Wandel suit une infirmière qui lutte contre l’impuissance de l'hôpital.
Laura Wandel ouvre la Semaine de la critique avec un second long métrage qui impressionne pour son dispositif immersif, comme déjà son premier, Un monde. Après l’évocation hypersensible du harcèlement scolaire, qui captait la vie d’une école primaire façon caméra embarquée, la Bruxelloise arrache une poignée d’heures à la journée sous pression d’une infirmière en pédiatrie. Lucy, c’est l’ange-gardien de l’hôpital public. D’un professionnalisme intransigeant sur fond de saturation du système, elle assure, rassure, cumule le sang-froid et le cœur en bandoulière, sainte ordinaire au chevet des enfants maltraités. Libération, mai 2025
L’INTERÊT D’ADAM | SYNOPSIS
Adam, 4 ans, est hospitalisé pour malnutrition à la suite d’une décision de justice. Lucy, l’infirmière en chef autorise la mère d’Adam à rester auprès de son fils au-delà des heures de visite fixées par le juge. Mais la situation se complique quand celle-ci refuse une nouvelle fois de quitter son fils. Dans l’intérêt de l’enfant, Lucy fera tout pour venir en aide à cette mère en détresse.
L’INTERÊT D’ADAM | AVIS
« Une infirmière surmenée est confrontée à une mère en souffrance, qui refuse de quitter son enfant hospitalisé pour malnutrition. Anamaria Vartolomei et Léa Drucker sont excellentes dans ce film concis, et angoissant à souhait.» – Télérama | «Si Anamaria Vartolomei convainc à nouveau avec ce rôle difficile de mère borderline tout en cernes, Léa Drucker est impériale en infirmière dévouée, déterminée à faire ce qui est le plus juste pour Adam, quitte à outrepasser sa hiérarchie. Son visage saisi en gros plan est une surface fascinante où se lisent toute la douceur et l’inquiétude d’une femme bousculée par la folle marche du monde. Une fenêtre ouverte sur une humanité ébréchée.» – LE MONDE | «Servi par deux actrices formidables, Léa Drucker et Anamaria Vartolomei, le film éprouvant de la Belge Laura Wandel interroge l’empathie d’une infirmière pour une mère qui sous-alimente son enfant.» – Libération